La péridurale, ma sauveuse !

"Je vous partage aujourd'hui le récit de naissance de mon premier bébé.
À l'époque, je ne m'étais pas du tout renseignée sur l'accouchement, la grossesse, je n'étais pas trop dans le thème « bébé », peu d'amies autour de moi en avaient déjà eu, j'étais un peu « novice » sur le sujet. J'ai fait tout de même quelques cours de préparation avec une sage-femme pour me rassurer, mais ça ne m'a pas vraiment servi pour l'accouchement.
La veille, je déballe une grosse commande de meubles pour mon salon (j'avais un peu de mal avec le concept de « se reposer » pendant la grossesse, je suis restée active jusqu'à la fin) et le soir, je me suis sentie légèrement humide. Je n'ai pas voulu aller tout de suite à la maternité, pensant que c'étaient des pertes qui, à la fin de la grossesse, sont souvent abondantes. Je suis allée fouiller sur des forums de femmes enceintes et j'ai vu que l'on pouvait faire un test maison à l'aide d'un papier absorbant pour vérifier s'il s'agissait d'une fissure de la poche des eaux ou non. Le test s'est avéré positif : j'avais bien fissuré, alors nous nous sommes rendus à la maternité.
Arrivés à la maternité à 17 h, ils ont réalisé le test officiel qui a confirmé la fissure de la poche. Ils m'annoncent alors qu'ils me gardent et que l'arrivée de bébé est imminente. Petit coup de panique, je ne me sens pas prête !
Mon col est dilaté à 1 cm, je n'ai pas de contractions, mais ils veulent attendre de voir si le travail se met en route spontanément avant de me déclencher. En attendant, on m'injecte des antibiotiques toutes les 4 h pour éviter les infections dues à la fissure de ma poche.
À 23 h, en voyant qu'il ne se passe toujours rien, ils décident alors de me déclencher avec la méthode du tampon de prostaglandine. Cela me provoque des contractions, mais tout à fait gérables.
Toute la nuit, les contractions sont plutôt rapprochées, de plus en plus intenses. Ils me proposent alors le gaz hilarant (MEOPA), qui est un dérivé de morphine, mais que je supporte très mal parce qu'il me provoque un malaise. Malgré tout, le col ne bouge pas, je désespère, je suis fatiguée et je demande à voir la gynécologue avec beaucoup d'insistance.
Le matin, elle me propose un second déclenchement avec la méthode du gel. Je n'ai pas vraiment envie, mais elle me fait comprendre que c'est comme ça et que je n'ai pas vraiment le choix, car c'est le protocole. Très rapidement, les contractions sont hyper fortes. J'arrive à les gérer toute la matinée avec ma respiration, avec des exercices de ballon et en marchant aux alentours de la maternité. Je tiens le coup en me disant que cette douleur n'est pas vaine et que ça va payer.
Vers 13 h, on m'ausculte à nouveau : la dilatation de mon col n'a pas évolué.
Je suis désespérée, je pleure, je n'en peux plus. Je ne pouvais malheureusement pas me soulager sous une douche chaude, car il y avait à ce moment-là une panne d'eau. Je n'ai cessé de pleurer et de lutter pendant plusieurs heures, en continuant à faire du ballon, puis je craque vers 17 h en demandant de faire quelque chose, quitte à avoir une césarienne, tant pis.
Après 30 h de contractions, ils me posent enfin la péridurale malgré mon col toujours dilaté à 1 cm. Deux heures plus tard, miracle, mon col arrive à dilatation complète !
J'étais tellement crispée de douleur que mon col ne bougeait pas. Il a suffi que la péridurale me soulage pour que je puisse enfin me détendre et laisser mon corps faire le travail.
On s'est rapidement installés pour pousser et, en 7 minutes, grâce à des poussées efficaces, mon bébé était sur moi. À mon grand soulagement, aucune douleur, ni déchirure. "

"Deux heures plus tard, miracle, mon col arrive à dilatation complète !"

Si c'était à refaire, que changerais-tu ?
Si c'était à refaire, je changerais de maternité. Bien que les sages-femmes aient été très gentilles et aient fait tout ce qu'elles pouvaient, il n'y avait malheureusement pas assez de moyens. Les sages-femmes n'étaient pas assez nombreuses pour le nombre d'accouchements ce jour-là, et il n'y avait pas de baignoire ou de salle nature qui auraient pu m'aider davantage dans la gestion des contractions. J'ai d'ailleurs très mal vécu l'après. On n'est pas assez préparé au post-partum.
Je me serais aussi mieux préparée, en me faisant accompagner autrement, avec quelqu'un comme toi par exemple, et notamment pour l'allaitement, car je ne m'étais pas posé la question pendant la grossesse. Si on m'avait présenté l'allaitement différemment, j'aurais probablement essayé. Je le regrette un peu.

Quels conseils donnerais-tu aux futures mamans ?
Je vais surtout parler du post-partum, mais c'est très important d'être entourée et de ne pas hésiter à demander de l'aide. Lorsque je parle avec d'autres jeunes mamans, nous sommes toutes un peu dans le même bateau : nous avons des questions et des peurs qui nous viennent de nulle part, et nous nous sentons un peu lâchées dans la nature. 

Mon avis en tant qu'accompagnante à la naissance :
L'accouchement d'Alexia s'est, dans l'ensemble, bien passé et j'en suis ravie pour elle ! Malgré tout, pendant notre discussion, j’ai perçu chez elle un léger regret de ne pas avoir trouvé d’autres moyens pour mieux gérer ses contractions. Comme elle le dit d'ailleurs elle même, une préparation plus approfondie aurait peut-être pu l’aider à mieux gérer l'intensité des contractions, et à exprimer davantage ses besoins auprès de l’équipe médicale. Cela peut être une piste de réflexion précieuse pour d’autres futures mamans en quête d’une expérience plus sereine et maîtrisée.

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